10 hypothèses provocatrices

1-  Nous sommes capables de reconnaitre des stimuli visuels et auditifs auxquels nous n’avons pas été exposé depuis des décennies.

2- Cette reconnaissance est possible après une longue période, sans qu’il n’y ait eu de réactivation en mémoire entre deux. canstockphoto4937248

3- Ces souvenirs à très long-terme requièrent une phase de mémorisation initiale pendant laquelle la robustesse de l’encodage augmente linéairement avec le nombre de présentations.

4- Une dizaine d’expositions peuvent être suffisantes pour  former un souvenir à vie.

5- L’activité oscillatoire liée aux mécanismes attentionnels renforcent et réduisent le temps d’encodage en mémoire.

6- La mémorisation à très long-terme génère la création de “cellules Grands-mères” très sélectives qui ne déchargent que lorsque le stimulus initial est de nouveau présenté.

7- Le néocortex contient un grand nombre de cellules complètement silencieuses (“matière noire”) qui constituent en elles-mêmes le stockage des souvenirs à long-terme.

8- La génération de cellules Grands-mères peut être expliquée à partir de modèles simples de réseau de neurones impulsionnels de type STDP (Spike‐ Time Dependent Plasticity) associés à des mécanismes de compétition latérale inhibitrice.

9- Cette sélectivité ne requiert que des poids synaptiques en mode binaire, soit “on” soit “off”, ce qui réduit considérablement la complexité du stockage en mémoire d’informations sur de très grandes périodes.

10-  Des systèmes artificiels à base de memristors peuvent être implémentés sur ce principe, ce qui laisse envisager le développement de nouvelles architectures de traitement ultra-performantes qui pourraient à terme remplacer le matériel de calcul actuel.

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